Parlons technique

Les résolutions d’une image

La résolution d’une image correspond au nombre de pixels (points) qui composent cette image.

 

Elle s’exprime en : Largeur x Hauteur

 

Exemples :

  • 800 x 600
  • 1280 x 720
  • 1920 x 1080
  • 3840 x 2160

Plus il y a de pixels, plus l’image est détaillée et précise.

Certaines résolutions sont devenues des standards dans l’audiovisuel :

  • HD Ready : 1280 x 720 pixels
  • Full HD : 1920 x 1080 pixels
  • Ultra HD : 3840 x 2160 pixels
  • 4K (cinéma) : 4096 x 2160 pixels

À savoir :
Le terme “4K” est souvent utilisé pour parler d’Ultra HD.
En réalité, la majorité des téléviseurs dits “4K” ont une résolution Ultra HD (3840 x 2160).

Elle influence :

  • La netteté des textes
  • La précision des détails
  • La qualité d’affichage sur grands écrans

Plus l’écran est grand, plus une haute résolution est importante pour éviter l’effet “pixellisé”.

Les propriétés vidéo

Une vidéo est simplement une suite d’images affichées très rapidement les unes après les autres.

 

Deux éléments sont essentiels :

  • Le nombre d’images par seconde (FPS)
  • Le type de balayage : entrelacé ou progressif (‘i’ ou ‘p’)

FPS (Frames Per Second) = nombre d’images affichées par seconde.

 

Exemples :

  • 25 fps
  • 50 fps
  • 60 fps

Plus le nombre est élevé, plus la vidéo est fluide.
C’est particulièrement important pour les contenus dynamiques (sport, animation, événementiel).

Cela correspond au type de balayage.

 

Balayage entrelacé (i – interlaced) : l’image est divisée en deux demi-images :

  • une image avec seulement les lignes paires, suivi
  • d’une image avec seulement les lignes impaires, et ainsi de suite

C’est un système historique de la télévision, conçu pour réduire le scintillement tout en économisant de la bande passante.

Exemple : 1080i50

 

Balayage progressif (p – progressive) : l’image complète est affichée en une seule fois.

Résultat :

  • Image plus nette
  • Meilleure gestion des mouvements
  • Standard actuel pour les écrans modernes

Exemple : 2160p60

Cela signifie :

  • 1080 → nombre de lignes (résolution verticale), avec des images au ratio 16/9, donc de résolution 1920×1080
  • p → balayage progressif
  • 60 → 60 images par seconde

C’est une façon standard de nommer un format vidéo.

Les technologies d’affichage

Un projecteur envoie de la lumière sur un mur ou un écran.


Cette lumière est modulée par une technologie interne (LCD, DLP, LCoS…) pour créer l’image.

 

Avantages

  • Très grande taille d’image possible
  • Discrétion totale une fois éteint

Inconvénients

  • Sensible à la lumière ambiante
  • Noir jamais totalement noir
  • Ombres si quelqu’un passe devant

Le projecteur est placé derrière l’écran, la lumière traverse l’écran au lieu d’être envoyée depuis l’avant.

 

Avantages

  • Pas d’ombre portée
  • Meilleure lisibilité en environnement lumineux

Inconvénients

  • Nécessite de l’espace derrière
  • Luminosité limitée en plein jour
  • Angle de vision réduit

Il utilise une surface composée de cristaux liquides qui laissent passer ou bloquent la lumière provenant d’un rétroéclairage, pour former l’image.

 

Avantages

  • Image nette
  • Idéal pour les textes et la haute résolution
  • Installation simple

Inconvénients

  • Noirs imparfaits (à cause du rétroéclairage)
  • Bordures visibles si utilisés côte à côte pour composer un mur d’images

Chaque pixel produit sa propre lumière et peut s’éteindre complètement.

Résultat : noirs parfaits et contraste exceptionnel.

 

Avantages

  • Contraste très élevé
  • Écrans très fins
  • Couleurs intenses

Inconvénients

  • Risque de marquage (burn-in)
  • Luminosité parfois limitée
  • Bordures visibles si utilisés côte à côte pour composer un mur d’images

Les écrans LED utilisent de petites diodes électroluminescentes les unes à côté des autres pour produire l’image.

Ils sont souvent utilisés pour les murs d’images géants et/ou l’affichage extérieur.


Avantages

  • Aucune bordure visible
  • Très forte luminosité
  • Idéal en plein soleil

Inconvénients

  • Pixel visible si on regarde de trop près
  • Installation plus technique

La compression vidéo

Une vidéo non compressée (“raw”) produit un flux de données de plusieurs gigabits par seconde.
Pour stocker ou diffuser une video, il est souvent préférable de réduire sa taille sans trop altérer visuellement la qualité.

 

Il est usuellement possible de combiner trois types de compression:

  • Compression des couleurs
  • Compression intraframe
  • Compression interframes

L’œil humain est très sensible à la luminosité, mais moins sensible aux variations fines de couleur.
Pour économiser des données, il est donc possible de conserver toutes les informations de luminosité et de simplifier les informations de couleur.

 

Résultat : le fichier (ou le flux) vidéo sera plus léger et la différence presque invisible à l’œil nu.

Ce mode de compression s’appui sur les similarités de pixels adjacents pour économiser des données. Chaque image qui composent la vidéo sont donc compressées individuellement.

  • Meilleure qualité
  • Compression moins efficace

Ce mode de compression utilise la similarité de plusieurs images successives. Ce sont des séries d’images qui sont comparées. Les zones d’images similaires ne sont pas retransmises, par exemple : un paysage fixe derrière un personnage.

  • Compression plus efficace
  • Plus sensible aux erreurs

Le transport vidéo

Il existe de nombreux protocoles de transport pour la vidéo, on pourra notamment retenir :

  • MPEG-TS : transport historique pour la télévision
  • HLS / MPEG-DASH : streaming Web (qualité adaptative)
  • NDI : production vidéo sur réseau local
  • SRT : transport fiable et sécurisé sur internet
  • IPMX : standard audiovisuel professionnel

Le choix dépend du besoin : débit de diffusion, production, sécurité, latence…

Le Multicast en audiovisuel

D’une manière générale, les réseaux informatiques (ex: IP) proposent trois mode de diffusions:

 

Unicast : 1 émetteur → 1 récepteur
Broadcast : 1 émetteur → tous les récepteurs (du sous-réseau)
Multicast : 1 émetteur → un groupe précis de récepteurs

 

La diffusion multicast est souvent le mode le plus efficace pour l’audiovisuel professionnel.

Le multicast permet d’envoyer un seul flux vidéo à plusieurs destinataires en même temps, sans multiplier la consommation de bande passante.

 

C’est un choix très pertinent pour :

  • La diffusion de flux video live (ex: dans un hôtel, un stade, une grande entreprise, une salle de spectacle)
  • Les réseaux audiovisuel internes
  • Les salles de contrôle

IGMP (Internet Group Management Protocol) permet aux équipements réseau de :

  • Gérer les abonnements aux flux multicast
  • Distribuer la vidéo uniquement aux points de diffusions concernés
  • Éviter de saturer le réseau

C’est un élément clé dans une architecture audiovisuelle sur IP performante.

Newsletter

Recevez en exclusivité nos dernières actualités.

contact

Vous avez une question ou un projet audiovisuel ?

Réseaux sociaux

Entrez en contact avec tous nos experts.